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La soumission et l'impulsion sont deux choses qui doivent être intimement liées dans le dressage du cheval.
La base du dressage du Haute École est le perfectionnement dans l'impulsion des trois allures naturelles qui deviendront ; le pas d'école, le trot d'école et le galop d'école.
Les allures d'école se distinguent des allures en équilibre naturel par l'élévation des gestes, par leur plus grande impulsion, par le rythme et la cadence des battues.
Un travail consciencieux au pas d'école amène le cheval à exécuter tout le travail au pas avec une grande impulsion, avec plus de brillant, et dans le calme.
Quand, plus tard, on recherchera un air de Haute École au pas, comme par exemple le pas espagnol, on verra que le cheval l'exécutera avec beaucoup plus de facilité, de brillant et de correction, que si on l'enseignait sans avoir auparavant perfectionné le pas. Il en est de même avec le trot.
Un piaffer ou un passage obtenus n'importe comment, en profitant des tendances naturelles du cheval, sont des exercices très mauvais, dans lesquels le cheval prend des défauts. Il les exécute bien des fois sans que le cavalier les lui ait demandés, à la moindre excitation ou au moindre appui des jambes.
Ce n'est que lorsque le cheval exécute correctement le trot d'école que l'on peut lui demander l'un de ces airs.
Combien de chevaux, faisant du piaffer, sont-ils capables d'en partir au trot allongé et vice versa ?
En général le piaffer, enseigné par contrainte, avant que le cheval y ait été préparé, en profitant d'un énervement, provoque un cliquetis bruyant des mors (l'énervement se transmettant à la bouche), ce qui n'est pas une manifestation de légèreté, mais bien de retranchement.