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Les animaux que l'homme a domestiqués ne vivent plus dans des conditions naturelles et, si chez les animaux sauvages, l'usure et la croissance de la corne du sabot s'équilibre, il n'en est plus de même pour ceux qui sont mis au travail; ils doivent donc être ferrés régulièrement, pour prévenir les affections des pieds et des membres.
Les soins et la protection des pieds du cheval ont commencé avec sa domestication.
Les recherches sur les origines et l'évolution de la ferrure ne s'accordent pas.
Il est en effet difficile de déterminer l'âge d'un fer à cheval trouvé dans une fouille et les documents écrits sont difficiles à interpréter en raison de leurs versions différentes.
Il est cependant certain que le fer fixé au moyen de clous n'était pas connu dans l'entiquité. Les Assyriens (2000 ans avant JC) et les Hittites (1400 ans avant JC) connaissaient l'usage du fer, mais il n'existe pas de documents de cette époque rapportant l'existence de fer à cheval fixé par des clous.
On trouve dans le Coran des indications selon lesquelles la ferrure était connue en Arabie du temps de Mahomet.
Les Grecs et les Romains connaissaient les avantages des sabots à corne dure offrant une certaine protection contre une usure rapide, ainsi que le moyen de la durcir et de la protéger. Le cheval primitif avait des sabots à corne très dure et solide, car son milieu de vie, le steppe, a un sol sec et dur.
Les Grecs et les Romains élevaient les poulains sur des sols de ce type ou sur des terrains rocheux et durs. Ils fixaient des pierres sous les sabots et recouvraient la sole avec de la peau.
Dans les temps les plus anciens, en Egypte, indique que dans les longues marches on protégeait les pieds des chevaux avec des semelles en paille, en écorces, ou en cuir.
Celles en écorce ou en pailles on été reprises par les Grecs et les Romains qui les ont décrites. Leur durée était si faible qu'ils les ont remplacées par des cordes tressées ou des plaques de bois, de cuirs, ou de métal.
Il se peut que ce soit à partir de ces dernières qu'ils aient développés les hipposandales, plaques de métal munies en arrière d'un crochet et au dessus de la pince d'un arc portant également un crochet. Les fouilles faites en Angleterre, en Allemagne, en Suisse et en France, ont mis à jour des hipposandales partout où les Romains s'étaient établis.
Les Celtes équipaient leurs chevaux de fers à bords ondulés, fixés au moyens de clous, qui auraient peut-être été empruntés aux Chinois et aux Huns. Ils étaient étroits, plats, ou courbés, protégeant le bord d'appui de la paroi contre l'usure.
L'ondulation de leur rive externe était due aux trous ovales qui étaient creusés pour recevoir les clous. Les éponges étaient plates ou repliées en petits crampons. Les têtes petites des clous courts dépassaient de la face inférieure et leur extrémité était enroulée plusieurs fois sur elle-même; elle n'a été rivée qu'à une époque ultérieure.
Le fer fixé par des clous était connu dans toute l'Europe au IXème siècle. Dans les vieux livres de droit allemands, le "Paix de Dieu" du XIème siècle, les auteurs traitent de la ferrure de l'époque.
Les fers du haut Moyen Age étaient grossiers, couverts en pince et étroits en éponge. Rainés ou lisses, ils étaient parfois munis de crampons forgés. Le fer allemand, aussi appelé fer suédois, était épais et large. Il avait une pince et des éponges couvertes et des crampons en éponges et en pince.
En 1564, on décrivait vingt fers différents avec et sans crampons.
En 1598, on publiait un ouvrage sur l'anatomie et les maladies du cheval.
La ferrure a été notablement améliorée en Allemagne, avec l'introduction d'un type de fer unique pour l'armée, inspiré des ferrures anglaises, françaises et suisses et développé à partir du fer "C 87" mis au point en 1887, fort fer à étampures nombreuses et rapprochées et à face supérieure biseauté vers le bas et le dedans.
De nos jours, la ferrure est constamment améliorée. La maréchalerie pratique repose maintenant sur les connaissances nouvelles de l'anatomie et de la physiologie.
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