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Établir une confiance à toutes épreuves
C’est une grande erreur que de donner la première leçon en se servant du bridon.
Les défenses qui apparaissent sont presque toujours motivées par la crainte que provoque chez le poulain le fer qu’on lui met dans la bouche.
Rien n’est meilleur que le simple licol d’écurie avec des rênes fixées sur les côtés. Dès le commencement de l’instruction, nous devons nous préoccuper du mouvement en avant ; tout ce qui peut entraver l’impulsion est mauvais pour la suite du dressage.
Débourrer, c’est surtout établir une relation durable et de qualité. Établir une confiance à toutes épreuves. En un mot, c’est instaurer une collaboration dans la relaxation et le respect mutuel.
La mise en avant du cheval sous le cavalier est souvent négligée dans le débourrage. Elle constitue pourtant une des phases essentielles. Dans le débourrage, ce qu’il faut chercher, c’est que le cheval s’étende et prenne confiance petit à petit.
C’est en mobilisant beaucoup les hanches et sans nous occuper de la disposition du bout du devant, que le poulain s’équilibrera peu à peu, qu’il commencera à prendre confiance dans la main et qu’il appuiera doucement en fixant la base de l’encolure comme conséquence de l’impulsion acquise.
La domination ne s'établit pas par la force
Les chevaux qui ont mauvais caractères sont rares. La plupart des défenses sont le fruit d’une préparation mal faite, par des cavaliers inhabiles et inexpérimentés.
Débourrer, ce n’est pas lutter, vaincre le cheval par la force pour prouver sa bravoure, en cassant le cheval dans son mental. La véritable domination ne s’établit pas par la force.
Débourrer, c’est mettre en confiance et en avant, c’est établir un partenariat et développer une connaissance réciproque. La douceur n’exclut par pour autant la fermeté. Tous les moyens doux qui lui donne confiance et lui montre qu’il n’a rien à craindre sont bons. Une correction provoquerait de plus grandes défenses.
L’éducation d’un cheval ne se fait pas sans compréhensions de la part du cavalier. Son dressage ne peut arriver à bon terme, si ce dernier passe son temps à le contraindre.
On prépare le cheval à comprendre et accepter ce que l’homme lui demande. On le récompense chaque fois qu’il fait bien. On n’exige jamais plus ce qu’il est capable de donner.
Faites de lui un compagnon et non un esclave, vous verrez quel ami extraordinaire il est.
Marie
l'Epaule en Dedans (2ème partie)